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Vivre au Costa Rica, ça fait rêver non ? Je me suis installée sur place il y a un an. En tant que digital nomade, la décision a été facile pour moi. Ma vie tenait déjà dans 2 (petites) valises et j’ai une activité professionnelle qui me permet de gagner ma vie en télétravail complet. J’ai bien conscience que pour la majorité d’entre vous, déménager ici demanderait beaucoup de travail et de sacrifices. Il vaut mieux être sûr de soi ! D’où l’idée de vous donner un panorama complet de mon avis sur le pays.

Au programme de cet article :

Pourquoi j’ai décidé de rester vivre au Costa Rica : mon histoire

Commençons par un peu de storytelling parce qu’au final, on me pose toujours la même question : « Pourquoi le Costa Rica » ?

Je ne sais jamais quoi répondre. Pour être honnête, cet endroit me semble être une évidence. Je ne me verrais plus être ailleurs. Je suis tombée amoureuse du pays, de Santa Teresa (la ville où je suis basée), de la nature, des « ticos » (les nationaux du Costa Rica) et de la culture si accueillante, bienveillante et spirituelle. Internet est aussi très performant au Costa Rica, la communauté de Digital Nomades est active et l’océan offre chaque jour des vagues sublimes. Enfin, l’offre de yoga et d’entrainements sportifs est riche. On y mange très bien. Il y a du soleil toute l’année.

Le Costa Rica coche toutes les cases de mon pays idéal. Cependant, d’autres destinations étaient similaires avant. J’ai aussi adoré vivre ou voyager à Bali, à Bordeaux, en République Dominicaine, au Nicaragua …

La raison pour laquelle je suis restée au Costa Rica est beaucoup plus profonde. J’aime la personne que je suis devenue ici. J’ai rencontré les bonnes personnes. J’ai réalisé un travail de développement personnel et professionnel incroyable parce que l’environnement me porte vers la meilleure version de moi-même. Ici, je me sens enfin pleinement heureuse. Cela ne veut pas dire que tout est rose, loin de là. Mais j’ai trouvé ce sentiment qui m’était inconnu jusqu’alors. Je me sens à la maison. Ici, c’est chez moi !

J’ai bien conscience que ce lieu ne convient pas à tous : ce n’est pas vraiment pour les fêtards ni les personnes qui ont besoin d’activités culturelles super variées (comme pouvoir aller au musée, au cinéma, à l’Opéra, voir des expositions …). Au final, j’aime penser aux humains comme je pense aux plantes et aux fleurs. Les végétaux ont besoin de sols et de climats différents pour grandir et s’épanouir. Moi, je suis comme les cultures de riz : je suis au top de ma forme avec les pieds dans l’eau et la tête au soleil 😉

Si c’est aussi ton cas, tu pourrais aimer vivre au Costa Rica.

Est-ce que ça vaut le coup de vivre au Costa Rica ?

Ce pays a beaucoup a offrir :

  • une culture variée, vibrante avec des apports de toute l’Amérique centrale, de l’Amérique latine en général et du reste du monde ;
  • une côte pacifique, avec de superbes vagues pour surfer et des paysages à couper le souffle ;
  • une côte caraïbe, avec une culture vibrante, une nature luxuriante et de bonnes ondes ;
  • des volcans, montagnes et campagnes avec des arbres et de la verdure jusqu’à l’horizon ;
  • des villes confortables où on trouve de bonnes écoles, hôpitaux et des services publics et privés performants ;
  • plusieurs aéroports qui permettent de parcourir le pays plus rapidement que par la route et de voyager facilement à l’étranger ;
  • une bonne connexion à internet et des espaces de coworking partout dans le pays ;
  • une culture axée sur le mouvement, la santé, le bien-être, une alimentation saine … d’ailleurs, la péninsule de Nicoya est une zone dite « bleue » : l’espérance de vie ici dépasse largement la moyenne mondiale.
  • un lieu où on se sent en sécurité, même en tant que femme seule.

Ce que je préfère, c’est le métissage culturel. J’ai rencontré des amis ticos mais aussi des étrangers. Il y a beaucoup d’américains, d’argentins et d’israéliens. Autant dire que l’offre culinaire est incroyable. Mais j’ai aussi croisé des voyageurs venant du Népal, d’Europe (Italie, Espagne, Angleterre, Allemagne…), d’Australie, du Chili, de la Colombie ou encore du Nicaragua.

Quel est le coût de la vie au Costa Rica ?

C’est souvent ici que le bât blesse. Le Costa Rica coûte « cher » par rapport à d’autres pays d’Amérique centrale comme le Mexique, le Nicaragua ou encore El Salvador. Certaines zones touristiques sont très prisées, particulièrement par des touristes venus des Etats-Unis où le pouvoir d’achat est plus important. C’est le cas de Santa Teresa et de Nosara (sur la côte pacifique) ou encore d’Escazu (un quartier de San José privilégié par les expatriés). Dans ces villes, on est sur un niveau de prix similaire à Paris (à confort équivalent ou moindre). Les logements sont très difficiles à trouver. Depuis la pandémie et l’essor du télétravail, les prix ont explosé. Il n’est pas rare de voir des studios à USD$ 3000 par mois ! Et ils trouvent preneurs !

De mon côté, voici mon budget :

  • 1210€ de logement pour un studio avec mezzanine : 1100€ de loyer et 110€ de factures (40€ d’électricité avec la clim de façon raisonnable, 30€ d’eau et 40€ d’internet. J’ai la fibre optique 50Mb, l’option 100mb est plus chère). Le logement dispose d’une sécurité jour et nuit. Je suis à 10 minutes à pied de la « ville » et 2 minutes en transport motorisé.
  • 3500€ pour l’achat d’un quad (pour me déplacer) et environ 50€ de carburant par mois et 100€ de maintenance (les véhicules s’usent très, très vite vu l’état des routes) ;
  • 60€ d’assurance santé voyage ;
  • environ 800€ tous les 3 mois de voyages pour sortir et entrer à nouveau sur le territoire (je suis encore sous un visa touristique de 90 jours, que je renouvelle. Les autorités sont tolérantes, surtout si l’on montre qu’on a entamé des démarches de demande de résidence permanente. Cela peut prendre 2 à 3 ans le temps d’aboutir). Il est possible de passer par un tour opérateur qui organise ces voyages sur une journée pour environ 100€. Je préfère économiser pour me pays un petit voyage et visiter les environs.
  • le billet aller-retour en France pour aller voir sa famille de temps en temps : compter 1000€ par trajet. Dans mon cas, il y a 350€ supplémentaire d’avions et de taxis pour rejoindre San José depuis Santa Teresa. Certains utilisent les bus publics pour 10€ et d’autres les navettes privées pour 60€. Cette option requiert de rester une nuit à San Jose avant et/ou après son vol (donc rajouter 30-50€).
  • 60-70€ de courses par semaine (j’ai été végétarienne pendant 7 ans. Je mange toujours très peu de viande / poisson / fromages et je ne bois presque pas d’alcool. Compter 100€ par semaine et par personne pour manger « comme en France »). Dans des villes moins chères et en mangeant local, on peut s’en sortir pour 30€ par personne et par semaine.
  • 20-30€ de téléphonie mobile par mois (grosse consommation de data, j’aime bien regarder des vidéos de formation depuis la plage ;))
  • 200€ de loisirs sportifs (90€ de yoga illimité, quelques cours de sport à 15€ l’entrée, le skate park à 5€ l’entrée et/ou un coaching privé de surf à 60€ les 90 minutes) ;
  • 150€ de restaurants et sorties (dans les zones touristiques, on est encore une fois sur les prix de Paris ou plus !) ;
  • 130€ de coworking par mois pour un accès illimité.

Si vous souhaitez importer des meubles ou encore une voiture depuis la France, il y aura une taxe import qui n’est pas donnée (un pourcentage de la valeur totale de vos biens). La moindre voiture vaut 5000€ et on est sur des modèles des années 80-90 (mais qui tournent bien, les mécaniciens ici sont des magiciens).

Au final, il me semble difficile de vivre dans des endroits comme Santa Teresa avec moins de 2000€ par mois et par personne. À 3000€, on est confortable, on peut faire les courses sans regarder les prix et on peut se faire des sorties / loisirs sans compter ! Par contre, dans d’autres endroits tels que les montagnes ou des destinations touristiques plus petites ou développées, on peut vivre correctement avec 1500€ par mois. En dessous, ça me semble vraiment être juste, même si certains se débrouillent avec moins que le Smic (en dormant dans des dortoirs, en vivant loin des zones touristiques, en vivant simplement … on peut toujours s’en sortir).

La sélection par l’argent est aussi un choix fait par le Costa Rica pour éviter le tourisme de masse. Ce n’est pas une destination abordable et c’est de plus ne plus cher. Je te déconseille le Costa Rica si ton objectif est de devenir Digital nomad pour économiser le temps de générer des revenus avec ton projet entrepreneurial. Dans ce cas, il y a d’autres zones beaucoup moins onéreuses comme le Mexique, la Thaïlande ou encore la Georgie. D’ailleurs, j’ai écris un article où je te donne mes astuces pour voyager pas cher.

Quels métiers pour vivre au Costa Rica ?

Il y a plusieurs options :

  • devenir Digital Nomad et « amener » ton travail avec toi. Dans ce cas, tu peux être salarié, freelance ou entrepreneur et vivre partout où ta connexion internet te le permettra. C’est mon cas. Ces opportunités sont difficiles à créer mais c’est aussi la garantie d’avoir un salaire plus important qu’en étant employé sur place ;
  • trouver un job au Costa Rica notamment dans les écoles, l’environnement, les restaurants et hôtels ou encore les call centers et services aux entreprises (dans ce cas, il faudra un permis de travail) ;
  • faire du volontariat (en échangeant logement contre quelques heures de travail). Le problème est qu’on ne gagne pas sa vie (donc c’est une solution pour les voyages temporaires ou au démarrage uniquement). Le site Workaway propose de nombreuses opportunités de volontariat.
  • créer une entreprise sur place, notamment dans le secteur du tourisme ou des loisirs (hôtel, école de surf, studio de yoga, restaurant …).

Quels sont les visas qui permettent de vivre au Costa Rica ?

De nombreuses personnes font des entrées et sorties du territoire tous les 90 jours. Les autorités sont très tolérantes là dessus. Si on reste, par mégarde, plus longtemps que ces 90 jours on prend le risque d’avoir une amende de 100$ par mois, voire d’être expulsé du pays pendant une durée représentant 3 fois la durée de séjour hors visa.

L’idéal, c’est de prendre rendez-vous avec un avocat ou un service d’immigration. Ils pourront vous aider si vous souhaitez vous installer ici durablement. Il existe plusieurs façons d’obtenir la résidence :

  • Le visa « rentista » : il faut prouver que l’on a une rente de minimum 2500$ par mois (par exemple, une retraite) OU déposer 60 000$ sur un compte pendant 2 ans (et débloquer 2500$ par mois sur un compte du Costa Rica pendant ces 2 années). Dans ce cas, la résidence provisoire est accordée pendant ces années, extensible à une année supplémentaire. Au bout de 3 ans, on peut demander la résidence permanente.
  • Le visa « investisseur » : il faut apporter au moins 200 000$ que l’on peut investir dans un business, de l’immobilier, des véhicules …
  • Avoir un bébé sur place 😉 avis aux futurs parents. Autre option, toute aussi engageante : épouser son amoureux / amoureuse citoyen.ne du pays !
  • Être employé d’une entreprise internationale : si tu as déjà ta boite en France, tu peux potentiellement te recruter ici 🙂 Bien entendu, il y a une montagne de paperasse à faire.
  • Il y a une multitude d’autres visas dont on peut retrouver la liste sur le site officiel de l’immigration. Oui, c’est en espagnol. Mais pour vivre au Costa Rica, il faudra s’y mettre. Même si l’anglais est pratiqué par de nombreux locaux, j’imagine mal gérer les tracas administratifs sans parler couramment l’espagnol !

Le gouvernement a voté une loi en faveur d’un visa Digital Nomad, mais il n’existe toujours pas de façon pratique. Apparemment, il faudrait démontrer des revenus égaux ou supérieurs à 3500$ par mois. Le visa serait autorisé un an, renouvelable une fois. Cela devrait arriver d’ici le début d’année 2022.

Quelles sont les villes où il fait bon vivre au Costa Rica ?

Même si le Costa Rica est un petit pays, je n’ai pas eu le temps de voir beaucoup de destinations en 2021. Je travaille beaucoup (plus qu’un temps complet) et j’ai donc limité les voyages. C’est un peu comme lorsqu’on vit en France : on a rarement le temps de visiter les quatre coins du pays.

Je n’ai pas encore visité les villes suivantes, mais j’en entend beaucoup de bien :

  • Tamarindo, plus développée et moins chère que d’autres villes de la côte pacifique comme Nosara et Santa Teresa. Il y a un espace de coworking et des vagues presque toute l’année ;
  • Puerto Viejo : la douceur de vie de la côte Caraïbe, des bonnes vagues, un bon internet et une proximité avec des parcs nationaux très riches en faune et en flore ! Moins cher que la côte pacifique ;
  • Uvita / Ojachal / Manuel Antonio / Quepos / Matapalo / Pavones : je n’ai jamais visité ces villes mais j’en entend beaucoup de bien.
  • Jaco : les retours sont unanimes  – à éviter ! Tourisme de masse, drogues et prostitution sont au rendez-vous. Je n’ai jamais rencontré de personnes qui ont « adoré » Jaco. Jamais !

Par contre, j’ai visité et approuvé :

  • San José, une ville où on peut retrouver du confort et faire la plupart des achats de « choses » dont on a besoin (partout ailleurs, c’est compliqué). Tous les habitants du Costa Rica se rendent à San José plusieurs fois par an pour faire de grosses courses. C’est le passage obligé pour acheter un ordinateur, des meubles, des livres, des vêtements … Ici, on a pas le réflexe Amazon (d’ailleurs, il n’y a pas vraiment d’adresses au Costa Rica et il est difficile de se faire livrer quoi que ce soit sans passer par un service privé).
  • Nosara, ville plutôt familiale. Très difficile d’y trouver un logement. Certainement l’endroit le plus cher du Costa Rica. Par contre, les vagues sont merveilleuses. C’est très tranquille : tout le monde dort à 21h ! Il y a une bonne école, une communauté d’expat très forte … par contre, pas vraiment de ticos. On a pas l’impression d’être au Costa Rica.
  • Santa Teresa, ma ville d’adoption. Très similaire à Nosara, mais un peu plus vivant et avec une population un peu plus jeune. Une seule route et des montagnes. Il ne faut pas avoir peur des démarrages en côte sous une pluie diluvienne avec un véhicule de +30 ans (on s’y habitue). C’est l’endroit où la jungle rencontre l’océan. Certains publics veulent y apporter une culture de fête et de drogues, mais j’espère que ça n’est que passager. La majorité des ticos et touristes viennent ici pour la nature et les vagues. Je me réveille chaque matin avec le grognement de la famille de singes hurleurs qui vit au dessus de mon toit. C’est tellement agréable …
  • Samara, une ville tranquille sur la côte pacifique entre Santa Teresa et Nosara. Espace de coworking, pas vraiment de spot de surf et le gros avantage : ville fréquentée par les locaux !
  • Monteverde, une ville au bord du lac Arenal avec une superbe randonnée sur le volcan du même nom, des sources d’eau chaude et un esprit très « chalet ». Il fait chaud la journée et frais le soir. Selina propose un espace de coworking très sympa.
  • La Fortuna est très similaire à Monteverde : on y fait de la randonnée, des balades nocturnes pour voir la faune en éveil et on contemple l’immensité de la nature. Très calme, avec un espace de coworking chez Sélina.

Les distances sont courtes (en kilomètre) mais les temps de trajet longs (paysage montagneux ^^)

 

Comment est Internet au Costa Rica ?

Internet est au top du top.

La plupart des zones touristiques sont équipées en fibre optique. J’ai une meilleure connexion qu’à Paris ! Par contre, il y a fréquemment des coupures d’électricité. Le service en charge des lignes électriques es très, très réactif. Généralement, c’est réparé en quelques minutes ou quelques heures. J’ai une batterie branchée à ma box internet (pour éviter les micro-coupures) et une carte 4G avec, à tout instant, beaucoup de Data. Je connais aussi les cafés du coin bien équipés côté internet, et j’ai un véhicule. En cas de panne, j’ai toujours un plan B qui fonctionne. En un an, j’ai connu une seule panne de plusieurs heures. Je peux faire des visioconférences sans problème.

Pour résumer : quels sont les avantages et inconvénients d’une vie au Costa Rica ?

Le Costa Rica offre une qualité de vie incroyable. C’est la destination idéale pour les amoureux de la nature qui ont un esprit d’aventure et des revenus réguliers.

Ce n’est pas la destination idéale pour les digital nomades qui veulent économiser le temps de lancer leur business, les adeptes du luxe / confort ou encore pour les fêtards qui veulent sortir jusqu’aux aurores.

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